Exposition "Karapinar, portraits d'un peuple bafoué"

Abdulmenaf, Rennes, septembre 2002

Abdulmenaf, Rennes, septembre 2002

Abdulmenaf mime une situation où il fut forcé de ramper sous les bottes des militaires qui le piétinent, lui, propriétaire respecté possédant 30 hectares de terres et 250 moutons !
Se sentant toujours en danger, il s'enfuit à Ereli, près de Konya avec toute la famille Dogan (femme, les 5 enfants, les 4 frères, 2 sœurs, 2 cousins) où elle réside toujours. Mais, un jour de 2001, alors qu'il est au travail, sa femme lui téléphone : "la police est venue te chercher". Alors c'est de nouveau la fuite : Istanbul… un passeur… Paris … et Rennes…
Il songe à faire venir sa famille mais, "par respect pour les lois françaises, je ne le ferai pas tant que ma situation ne sera pas régularisée".
Il songe aussi à son retour mais il n’a plus de terre.
"Je rêve de Karapinar….. ça me manque, mais je n’ai pas le choix ! Psychologiquement, c’est dur, à mon âge, je pleure, je pleure souvent…".