31.07.2006

CV

Photographe, autodidacte, Gaël Le Ny, 36 ans, vit et travaille à Rennes depuis 1989. C’est par le voyage qu'il découvre la photographie et, durant ses années universitaires, il se perfectionne en collaborant à " La Griffe", journal poly-culturel rennais. La rencontre avec le photographe Christophe Le Dévéhat, avec qui il se lit d'amitié, sera déterminante dans l'orientation de sa carrière.
En novembre 1998, Gaël Le NY participe à l’aventure du festival « Et la Bohème » et croise la plupart des futurs membres du collectif "In Situ" au sein duquel il effectue ses recherches en photographie et présente son travail dans le cadre d'expositions collectives.
C'est vers la photographie à caractère social que se dirige Gaël Le NY, telle que la pratiquent déjà les Eugène Smith, Larry Towell ou Robert Frank. Particulièrement sensible aux droits culturels et politiques des minorités, Gaël Le NY effectue actuellement un reportage au long cours sur la communauté kurde de Rennes.
 
Travaux effectués en 2006 :
-Reportage photographique (350 portraits couleur) sur les personnels T.O.S. pour le Conseil Régional de Bretagne.
-Réalisation de 14 portraits pour le journal interne du Conseil Régional "Panoramiques".
-Reportage photographique complet (350 photographies couleurs) pour le festival Etonnants Voyageurs 2006 à Saint-Malo.
 
Expositions :
2001 : "Saint-Jacques dans tous ses états", photographies du collectif In-Situ, travail collectif en polaroïde sur la ville de Saint-Jacques de la Lande.
2002 : "Le monde ne tient pas en place", photographies du collectif In-Situ, Université de Rennes 2 - Haute Bretagne
2003 : Exposition du collectif In-Situ dans à La Plateforme (La Mézière, 35), reportage de Gael Le Ny sur les artisans au travail (15 photographies Noir et blanc)
2003 : Exposition du collectif In-Situ dans le cadre du festival d'Amnistie International Plumes rebelles
2003 : "Karapinar, Kurdistan : portrait d'un peuple bafoué", en collaboration avec la Délégation Rennaise Kurdistan (DRK) 25 photographies noir et blanc de Gaël Le Ny. L'exposition a été présenté dans le cadre de l'édition d'août 2003 du festival de Douarnenez, consacrée aux Kurdes, à l'Hôtel de Ville de Rennes en octobre 2003, au centre culturel Ahmed Kaya (Paris XIe) en avril 2004, à la mairie de Lanester en septembre 2004.
2006 : Présentation de l'exposition "Karapinar, portrait d'un peuple bafoué", dans le cadre du festival Saint-Malo Etonnants Voyageurs 
 
Pour voir l'exposition, cliquez ici
 
Publications :
Revue Hopala : n°16, juin 2004
"Karapinar", en lien avec l'exposition, texte d'André Métayer, photographies de Gaël Le Ny, Ed. DRK (47p, 15euros)

04.10.2005

Ma rencontre avec le peuple kurde

Dans mes souvenirs, c’est un dimanche que mon chemin à croisé celui des Kurdes de Rennes : la langueur de la fête a volé en éclat à l’apparition de danseurs drapés aux couleurs jaune, rouge et vert du Kurdistan libre.
Mais qui donc sont ces hommes et ces femmes qui ont pris la route de l’exil pour vivre parmi nous et que nous ne voyons pas, tant ils se font discrets ?
Bien sûr la géopolitique nous enseigne qu’ils sont un peuple sans Etat, 30 à 35 millions d’individus écartelés entre la Syrie, l’Iran, l’Irak et la Turquie, mais qu’en est-il vraiment de leur histoire personnelle trop souvent faite de la brutalité des soldats, de la séparation des couples et de la loi du passeur ?
C’est André Métayer, Président de la Délégation Rennaise Kurdistan, qui m'a fait découvrir la présence à Rennes d’une vingtaine de familles originaires d’un village de montagne du sud-est de la Turquie : Karapinar.
Ce village a connu le sort "terriblement banal" de quatre mille autres villages kurdes de Turquie : au début du mois d’août 1994, des soldats de l’armée turque ont regroupé les habitants, brûlé leurs maisons, abattu les troupeaux, torturé et exécuté trois des leurs, trois bergers, pour rien ? – non pour l'exemple.
Et ce fut la peur, la fuite …et l’exil vers Rennes.
C’est cette histoire que nous racontent Yuksel, Ikmet, Kamilé, Mehmet, Necmettin, Oran, Sanye et tant d’autres, autour d’une théière qui ne semble jamais se désemplir.
 
Gael Le Ny 


11.09.2005

Le projet « Karapinar »

 

Plusieurs dizaines de familles kurdes  immigrées à Rennes  viennent de Karapinar  (Qerepungal en kurde) et  la Délégation Rennaise "Kurdistan" forme le projet de raconter, avec elles, l'histoire de Karapinar, ce petit village de l'est anatolien, de la commune de Varto (province de Mus, au Nord Ouest du lac de Van) d'où ils ont été chassés par l'armée turque qui l'incendia en 1994.
De quoi s'agit-il ? - Il s'agit de présenter la question kurde en racontant, l'histoire de ce village martyre sous la forme d'une publication illustrée* et d'une exposition photo de grande qualité qui seront présentées aux rennais, dans différents lieux publics (hôtel de ville de Rennes, Maison internationale de Rennes, centres culturels et maisons de quartier…) et qui pourra accompagner les conférences sur le Kurdistan qui sont données dans les différentes villes françaises et européennes.
Il s'agit également de faciliter l'intégration des populations d'origine étrangère en proposant un dialogue et un échange entre populations de culture différente.
L’exposition a été inaugurée à Douarnenez, dans le cadre du Festival de Cinéma de Douarnenez qui a consacré son édition 2003 au cinéma kurde.
La Délégation Rennaise "Kurdistan", (D.R.K.), maître d'œuvre du projet, a rencontré chaque famille kurde rennaise concernée et recueilli les témoignages, et l'un de ses membres, photographe professionnel, a fixé les visages sur la pellicule.
A plusieurs reprises, des membres de D.R.K. se sont rendus sur place, au Kurdistan de Turquie, pour des missions d'observation.
A travers l'histoire de Karapinar, c'est l'histoire de 4.000 villages kurdes de la Turquie du Sud-Est qui furent incendiés et dont les habitants, chassés par l'armée, sont devenus des exilés et des demandeurs d'asile.


André Métayer
Président de la DRK